On affûte les chaussons de rock’n'roll à bouts pointus, on sort le complet-veston de la première communion d’oncle Octave, on plonge la tête dans une marmite de wax en ébullition et on dégaine le peigne à cran d’arrêt!
Heavy Trash, basé à New-York, est guidé par l’icône rock Jon Spencer (Pussy Galore, Jon Spencer Blues Explosion, Boss Hog…) et se charpente autour de la guitare de Verta-Ray (Speedball Baby). On ne saurait rater un live d’Heavy Trash à part, bien sûr, si on nous propose des places assises pour assister au suicide collectif de Dick Rivers et Eddy Mitchell qui, en signe de rédemption pour tout le mal qu’ils ont fait à la société, auraient tous deux programmé le même soir de plonger du minaret qui se dresse au Grand-Saconnex.
Selon Wikipedia, la musique du groupe est très éclectique et parmi les influences, on peut citer le blues cradingue, le rock à Billy et le punk rock. Fabien Bidaud de la Voix du Nord a de son côté récemment assisté à l’un de leurs concerts où certains membres du public, non contents de simplement se déhancher en claquant des doigts comme tout le monde, se sont mis à grimper sur scène pour finir par se jeter dans l’assistance comme des sauvages. En conclusion, Alban, notre comptable, les a déjà vu quatre fois et possède tous les albums, il me fait remarquer qu’il n’est d’ailleurs pas le seul dans ce cas, alors le 29, où c’est qu’on va tous aller se griller les neurones, hein?…
Bloodshot Bill est un animal. One man band déjanté, banni des Etats-Unis (authentique), on pourrait le comparer à une sorte de Reverend Beatman, en plus beau, rotant les derniers borborygmes du chanteur de country égaré qu’il vient de désosser pour son petit déj’ au clair de lune.